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C’est aux Cristalleries du Val-Saint-Lambert que l'histoire de Louis Leloup commence…

 

Depuis plus d'un un siècle, les Cristalleries du Val-Saint-Lambert étaient parmi les plus importantes industries de la région liégeoise. Plus de deux mille travailleurs y étaient occupés. Les jeunes y découvraient un métier. Les meilleurs évoluaient, mais en général ils y restaient une vie entière.

En 1947, Louis Leloup y entre comme apprenti verrier. Pour qu’ils puissent observer et s’habituer à ce travail particulier, les jeunes restaient à ce poste environ deux ans.

 

Louis est très vite remarqué par le Maître Verrier Fernand Menegaz qui demande à ce que Louis travaille avec lui.

Fin 1956, il faut concevoir une nouvelle pièce pour l’Exposition Universelle de Bruxelles en 1958. La direction demande à tous les ouvriers qualifiés d'essayer de nouvelles créations. Louis Leloup avait quelques idées, mais il n'avait pas encore l'autorisation de produire des pièces.Malgré tout, la direction autorisa Louis a tenter sa chance. Après deux essais, il avait réussi ! Ses pièces plaisaient énormément.

 

A vingt-cinq ans, Louis devient chef de poste d'une équipe de dix ouvriers. Et tous commencent à produire ses pièces.

 

Pour la visite de la Reine Fabiola, en 1965, Louis Leloup crée  « La Madone de la Reine ». Une petite vierge de cristal.

 

Au fil des années, la technique de Louis s'affine. PLa direction l'encourage et il reçoit chaque mois « un bonus » en plus de son salaire. Pendant la pause de midi, il est autorisé à faire quelques pièces et à les vendre pour son propre compte.

 

En 1971, un nouveau directeur arrive et veut apporter sa vision. Il invite des artistes extérieurs pour faire des créations. Louis est moins considéré. Il propose de donner sa démission.

Le 28 février 1972, Louis Leloup a quitté les Cristalleries du Val-Saint-Lambert.

 

La carrière de Louis Leloup s'envole…

 

Louis Leloup peu laisser cours à sa créativité. Sans matériel, il loue des atelier à la journée...

Il construit très vite un petit atelier dans le fond de son jardin. Ce four ne peut contenir qu’une vingtaine de kilos de matière et limite Louis dans sa soif de création. Ainsi équipé, Louis se rend compte que son cristal n'a pas la qualité qu'il voudrait. Aussi, il décide de "doubler" ses pièces de blanc afin de masquer un peu les défaut de son cristal. Directement, ses pièces ont du succès !

 

Pour se faire connaître, il prend son bâton de "pélerin" et part visiter  le directeur des Cristalleries Daum.  A Nancy, siège du l'usine, des pointures comme Picasso, César ou Dali signent déjà des pièces… Louis obtient un rendez-vous avec Jacques Daum. Il dira à Louis « Vous avez vingt-cinq ans d’avance sur tout le monde ».

 

Epaté du travail de Louis, le directeur de la cristallerie de Braine-le-Comte le recommande auprès d’une galerie. Fin de l'année 1972, Louis Leloup présente sa première exposition à la galerie « L’Ecuyer » à Bruxelles. C'est un grand succès !

 

Harvey Littleton, maître verrier américain visite les Cristalleries du Val-Saint-Lambert. Les ouvriers ne parlent que de Louis... Curieux, l’américain le trouve. Ils sympathisent tout de suite. Harvey va retrouver un autre maître verrier en Allemagne : Erwin Eisch. Harvey propose à Louis de l’accompagner.

 

Louis Leloup et Erwin Eisch deviennent rapidement des amis. Les trois compères décident d'aller ensemble, quelques mois plus tard, au Symposium International de Zurich de 1972. Un four avait été  construit  pour l'occasion. Des maîtres verriers s’y produisaient pour y réaliser quelques pièces. Louis décide alors d’y faire une pièce à deux cannes. La pratique était peu courante. Tous les verriers présents se pressaient autour de Louis. Un reporter local en profite pour prendre cette scène en photo, il en fit « La Une » d'un journal zurichois le lendemain : Louis travaillant à deux cannes entouré d’Erwin Eisch, Gianni Tosso, Marvin Lipofsky et de Harvey Littelton.

Ce petit coup de chance fît connaître Louis Leloup de manière internationale auprès de tous les amateurs.

Ce succès fût très vite suivi de très nombreuses expositions.

 

 

Le Japon, la saga continue…

 

En 1989, Louis Leloup participe à la Foire Internationale de l’Art à Tokyo.

A l'ouverture du salon, un visiteur japonais propose d'acheter toutes les pièces de Louis si il devient le distributeur exclusif des pièces de louis au Japon. Louis accepte.

Cet acheteur, Monsieur Ohtani, organise de nombreuses expositions à travers le Japon. Les œuvres de Louis plaisent au pays du soleil levant.

Très vite, le couple Ohtani propose de construire un musée Louis Leloup à Kyoto.

En 1997, le musée Louis Leloup va s’ouvrir. Un immeuble de trois étages econstruit et dédié à ses œuvres.

Le 27 juin 1997, Sa Majesté le Prince Philippe de Belgique rehaussera la manifestation de sa présence, accompagné par les Députés Permanents de la Province de Liège, Georges Pire et Gaston Gérard.

 

Louis Leloup : un modèle dans l’art du cristal…

 

En 1989, l’Attaché culturel de Taïwan, Monsieur Fou Wei Sin visite l’atelier de Louis Leloup.

Il prend l'initiative d'organiser l’exposition « The Cristal Work of Louis Leloup » au Fine Art Museum de Taïpei.

L’exposition sera visitée par près de quarante mille Taïwanais et le musée se porta acquéreur seize œuvres.

 

En 1999, William Ancion, Ministre des Relations Internationales du Gouvernement Wallon et de la Communauté Française, organise un événement en Tchécoslovaquie au North Bohemian Museum de Liberec. Pour la première fois, Louis va pouvoir allier ses deux passions : le cristal et le chant lyrique. C’est donc Louis Leloup, chanteur lyrique, qui a inauguré l'exposition de ses œuvres de Maître verrier.

 

Madame Sylvana Flagothier, Inspecteur Général de l’Agence Wallonne à l’Exportation, demande à Louis Leloup de créer le trophée récompensant une entreprise wallonne à l’exportation.

 

En 2000, 2001 et 2002, Madame Viviane Reding, Commissaire Européen de la Culture, choisi une œuvre de Louis Leloup pour le Trophée du Comité Européen récompensant le Prix Média du Festival de Cannes.

 

Toujours dans le monde des médias, Louis Leloup a créé le trophée du Festival de la Bande Dessinée d’Osaka au Japon.

 

Le Consul d’Italie est un amis de Louis. Aussi, l'invite t-il  à prendre part à un dîner donné en lors de la visite de Monseigneur Sorrentino, Evêque de Pompéi.

Louis lui présente « La Madone Bleue », une magnifique vierge de cristal de près d’un mètre.

Louis glisse à l'oreille de Monseigneur qu'il serait disposé à se séparer de cette pièce pour l'offrir à Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II. L’Evêque le prit au mot. En 2003, Louis était invité à la messe de clôture du pèlerinage de la Vierge du Rosaire, qui se termine à Pompéi. Louis, ému, a remis sa « Madone de la Lumière » dans les mains de Jean-Paul II.  Elle fait partie du patrimoine du Vatican.

 

En 2004, au Château d’Oupeye, une exposition de Louis Leloup, fût inaugurée par un concert de chant de Louis.

Louis y eu un beau succès, et la salle était trop petite et le public écouta Louis chanter par les fenêtre du château.

 

Après ce succès, Monsieur Paul Boland, Gouverneur de la Province de Liège, a fait Louis Leloup Officier de l’Ordre de la Couronne de Belgique.